Via de la Plata – Sevilla à Santiago

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De Sévilla à Salamanca

Cette section sera présentée ultérieurement

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De Salamanca à Santiago – Mai 2017

Salamanca, Zamora, Granja Moreruela, Tabara, Camarzana, Monbuey, Puebla de Sanabria, Lubian, Gudina, Laza, Xunqueira de Ambia, Ourense et Santiago

Salamanca, Zamora, Granja Moreruela, Tabara, Camarzana, Monbuey, Puebla de Sanabria, Lubian, Gudina, Laza, Xunqueira de Ambia, Ourense et Santiago

En cette année 2017, poursuite du chemin parcouru l’année dernière sur la Via de la Plata entre Sevilla et Salamanca. Pour cette année la marche s’effectue sur la voie entre Zamora (nord de Salamanca) et Ourense (sud de Santiago) que l’on appelle aussi la voie Senabraise (Senabres) en faisant préalablement un détour par Madrid et Salamanca.

Madrid

Court passage par Madrid avant de rejoindre Salamanca. A Madrid : la place des Cibeles, un café – Flamenco, la basilique San Francisco située tout proche du palais royal, la Puerta del sol, la Plaza Mayor, le marché San Miguel, la cathédrale Maria Almudena (de jour et de nuit), la Grande Via, le théâtre royal, un bâtiment déco, la place d’Espagne (Statues équestres de Sancho et Don Quijote), le temple égyptien de Denob démonté puis reconstruit à Madrid (expo intérieur sur les temples sauvés et ceux engloutis par le nil suite à la construction du barrage), le parc du Retiro, le palais de Cristal, le Prado et la Casa de la Villa.

https://photos.app.goo.gl/2ZWRASjBxyhdm8UJA

Salamanca

Le pont romain construit au premier siècle (15 arches sur le rio Tormes). Deux cathédrales côte à côte, la Vieja Santa Maria du XIIème (tour lanterne du « Coq ») et la Nueva du XVIème (la plus imposante). Le monastère San Esteban. La Plaza major, la place la plus imposante d’Espagne construite au milieu du XVIIIème. L’ancienne université, contemporaine de la Sorbonne, toutes les deux de 1215 (plafonds, bibliothèque, cloître et le très remarquable portail riche de nombreux portraits et symboles). La casa de Las Conchas ornée de 300 coquilles (palais du XVème – patio et murs extérieurs – art plateresque). Etudiants sur la Plaza Mayor suite à une remise de diplômes (étole jaune).

https://photos.app.goo.gl/yjbUVCxBSneDmmKS8

Zamora (Altitude 650 m)

Après la Reconquista au XIIème, la ville prospère comprenant jusqu’à une vingtaine d’églises. Photos 1 à 4 du Parador. Les suivantes sur le Castillo, la fontaine – Bélier, une porte, des pénitents « pétrifiés » qui rappellent la semaine sainte (défilé de chars et de pénitents), une porte ancienne de la ville entre deux tours, une maison richement décorée, une tapisserie (musée). La Cathédrale comprend une coupole recouverte d’écailles de pierre. L’intérieur abrite un chœur et des stalles monumentales. Le théâtre Carrion, édifice de couleur bleu. L’Ayuntamiento (Mairie). Une rue ancienne. La ville vue de l’autre rive du rio Duero. La place principale dans le style art plateresque.

https://photos.app.goo.gl/8gVCPtYQ2J8riTWv7

Zamora à Granja de Moreruela (Altitude 720 m) – 41 km

Le trajet est particulièrement long mais paradoxalement peu fatiguant compte tenu du fait qu’il se déroule sur de vastes plaines relativement planes. Sur le chemin, on rencontre parfois des bornes millénaires comme celle de la photo 5 (« Milario » avec parfois une inscription en arabe). En entrant dans le village de Montamarta on découvre la statue d’un Zangarron, personnage typique des fêtes de carnaval (sorte de diable qui apparaît le jour du nouvel an et des Rois muni d’un trident. Son visage est recouvert d’un masque en liège rouge ou noir). Peu après Montamarta, on atteint  l’ermitage Santa Maria del Castillo situé sur une petite crête. En chemin, les ruines de l’ancien château de Fontanillas.

https://photos.app.goo.gl/JUUHS8J7PAwsDaon9

Granja de Moreruela à Tabara (Altitude 750 m) – 28 km

A Granja Moreruela, la maison d’hôtes, une borne jacquaire et les ruines du monastère cistercien de Santa Maria de Moreruela (XIIème – Un léger détour). L’étape est nettement plus verdoyante, surtout la première partie autour du rio Esla (photos 5&6). Elle s’effectue vers l’ouest et sous le soleil. A Tabara, l’église avec une tour clocher à 3 étages. Les cigognes occupent souvent le clocher des églises.

https://photos.app.goo.gl/f1kcXXHxHmuprdBM9

Tabara à Camarza de Tera (Altitude 750 m) – 30 km

Le chemin devient vallonné et changeant. Sur les photos, chênes liège tortueux, bornes jacquaires, abris pour pèlerins, sol ocre, une maison à vendre “à saisir”, un pèlerin endurci, l’église Santa Marta de Tera du XIème. Près de l’église se trouve un palais épiscopal (sur son portail, les effigies de Charles Quint et du pape Jules II).

https://photos.app.goo.gl/F1PYDtpjw56KSSpX8

Camarza de Tera à Monbuey (Altitude 900 m) – 30 km

Le chemin s’élève lentement. Sur les photos, la rivière Tera, des caves à vin enterrées, un canal d’irrigation, des maisons pigeonniers, quelques églises, un refuge, de gros rochers en granit, un lac avec une retenue près du village de Villar Farfon, un hébergement – café « solidaire ». L’église de Monbuey (Mont au bœuf) de style roman tardif (XIIème) comporte une tour élancée originale pour la région. Il s’agirait d’une tour de guet construite par les Templiers.

https://photos.app.goo.gl/W3JSancVrMk3Rh8z5

Mombuey à Puebla de Sanabria (Altitude 950 m) – 32 km

Le parcours, très vallonné, fait traverser le massif de la Sanabria avec une altitude variant entre 850 et 950 m et de nombreux petits villages (maisons et monuments peints en blanc de Cernadillas). Paysage de landes, forêts, schiste et granit. Puebla de Sanabria est un beau village qui attire de nombreux touristes (présence d’un parador). Les maisons sont construites à partir de granit, d’ardoise et de châtaigner. Le château date du XVème. Dans la ville haute, l’église Nuestra señora de Azogue est de style roman (XIIème) avec quelques remaniements gothiques.

https://photos.app.goo.gl/yPcSZc6EJFhWBdm77

Puebla de Sanabria à Lubian (Altitude 1050 m) – 31 km

Montée de 900 m à 1300 m au col du Padornelo puis redescente vers Lubian (1000m). Le bar du col (nombreux jambons) est le bienvenu pour se reposer. A Lubian quelques belles demeures parfois délaissées. L’église Saint Mamed s’élève à proximité d’un if plusieurs fois centenaires avec un porche encadré de colonnades en granit. Le village est sous le signe des loups comme le montre la fontaine mais également un immense piège à loups circulaire (20 m de diamètre – empilement de pierres) dans lequel le loup attiré par une brebis peut entrer mais ne peut ressortir compte tenu de la hauteur des murs (2 à 3m de haut). Avant dernière photo : une des nombreuses bornes jacquaires avec coquille et calebasse.

https://photos.app.goo.gl/zKHTDadSyEXroywt7

Lubian à Gudiña (Altitude 950 m) – 27 km

Le parcours est assez physique avec plusieurs montées et descentes dont un point haut à 1260 m (Alto da Canda – Entrée en Galice). Peu après Lubian, l’ermitage de la Tuiza (photo 3) du XVIIème avec son clocher baroque (fêtes religieuses, les Romeirias). Sur le chemin, le granit est partout présent comme les fontaines et les abreuvoirs. A Lubian, les églises San Martiño et San Pedro, deux édifices austères en granit.

https://photos.app.goo.gl/gGYaapezr9gtZ5DHA

Gudiña à Laza (Altitude 400 m) – 34 km

Paysage vallonné marqué par une forte descente depuis Portocamba (1000 m) jusqu’à Laza et de beaux paysages de montagnes et de lacs (photo 3, la retenue de Las Portas). Le chemin fait traverser de nombreuses Ventas (hameaux souvent abandonnés). Peu après Portocamba (photo 11) la croix des pèlerins défunts. A Laza, hébergement comprenant une large baie donnant sur la montagne et la forêt. Laza conserve une tradition ancienne, « les Peliqueiros », de plus de 2000 ans. Des hommes costumés, portant un masque en bois (surmonté d’un couvre-chef décoré en demi-cercle), armés d’un fouet, parcourent les rues du village en courant, hurlant, sautant et faisant tinter des clochettes. A Laza, le calvaire monté sur un puits est particulièrement original.

https://photos.app.goo.gl/gX6P2ygsr25uzEY3A

Laza à Xunqueira de Ambia (Altitude 600 m) – 33 km

Encore une étape assez physique avec montée jusqu’à Albergueria (à 1000 m avec maisons en granit et balcons en bois) où Luis attend le pèlerin (photo 7) pour l’achat d’une coquille, la signer et la clouer au plafond au milieu de centaines d’autres. Sur le chemin, en plus des demeures en granit, des calvaires et des églises nous rencontrons une multitude « d’Horreos » (usage remontant à la préhistoire) sorte de greniers à céréales, montés sur des piliers en granit interdisant l’accès aux rongeurs. Hébergement à Xunqueira de Ambia dans la Casa Miraval, une « casa rural » hors du commun (Demeure historique – Musée). Dans le village, la belle collégiale et son monastère.

https://photos.app.goo.gl/AsfDwstC3RndqYuG7

Xunqueira de Ambia à Ourense (Altitude 200 m) – 22 km

Etape relativement facile : courte et en descente quasi continue jusqu’à Ourense (le nom proviendrait de la nature aurifère des sables du fleuve miño) une ville déjà connue des Romains pour ses sources chaudes sulfureuses (65°C). De cette période, la ville garde un pont (Ier siècle) qui enjambe le miño, à côté d’un pont avec une architecture ultra moderne. Mais c’est surtout la cathédrale San Martin édifiée à partir du XIIème qui retient l’attention. A l’intérieur, se côtoient le gothique, le style renaissance et le baroque galicien. Le célèbre portail du Paradis comporte trois arcs sculptés dont l’arc central représentant les 24 vieillards de l’Apocalypse. Tout proche, le beau monastère San Francisco.

https://photos.app.goo.gl/JaB19GUj7aoP7M1x7

Santiago

Le soir, sous les arcades de la maison galicienne, le divertissement musical de la faculté de droit (tous les soirs depuis plus de 10 ans – Photos 1et 2), la statue de Cervantes, la Plaza Mayor (point zéro des différents chemins de St Jacques), Saint Jacques « en lévitation » interpellé par la police (ph 6). A l’intérieur de la cathédrale, le fameux « Botafumeiro » qui nécessite huit moines pour être mis en mouvement (ph 7). Sur la célèbre Plaza del Obradorio (Mayor) se trouve de chaque côté, le Colégio San Jeronimo (ph 5), le palacio de Raxoi (actuel siège de la Mairie – ph 4), la façade baroque de la cathédrale St Jacques (alors en restauration – Ph. 14), et l’Hostal de los Reyes Catolicos (Ph 12 et 13). Construit à la fin du XVème, ce bâtiment fut un hôpital jusqu’en 1954, date à laquelle il fut converti en Parador.

https://photos.app.goo.gl/DHhZsMwgv37eFNLA9

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