Révisions — 11/8/22 : “Keywords” à la fin, Tampons Crédentiale; 18/8/26 : Insertion de la partie Parme à Florence
Choisissez votre divertissement musical en milieu de section : Après section 2026 (Fin Parme à San Miniato) et avant section 2016 (Début San Geminiano à Rome)
Parme à San Miniato et Florence – Mai 2026
Parme (Parma)

Deuxième ville d’Émilie Romagne, Parme compte 200 000 habitants et jusqu’à 350 biens culturels. La cathédrale, consacrée en 1106 est considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’architecture romane en Italie. Elle abrite la Déposition de la Croix, un bas-relief de 1178 de Benedetto Antelami ainsi que d’importantes fresques de la Renaissance, dont des œuvres de Corrège dans le dôme et les trois nefs.
Autres églises : San Pietro, San Vitale, Santa Christiana, Santa Annunziata, Santa Croce et San Giovanni Battista
https://photos.app.goo.gl/4K53SDT6qEwVud2P6
Le baptistère d’Antelami, consacré en 1270, entièrement recouvert de marbre rose de Vérone, est orné de fresques et de sculptures datant des XIIIe et XIVe siècles. Photo ci-contre, la coupole du baptistère.


Le principal édifice militaire conservé dans la ville est la Cittadella, une imposante forteresse pentagonale construite à la fin du XVIe siècle par Smeraldo Smeraldi à la demande d’un duc Farnese. Son entrée principale est encadrée par une façade monumentale en marbre de Carrare conçue en 1596 par Simone Moschino. Parme fut entourée de remparts pendant des millénaires. Au début du XXe siècle, l’ensemble des remparts fut démoli, ne laissant subsister que des vestiges partiels et deux des cinq portes. La ville abrite également la petite tour Visconti, située en face du Palazzo della Pilotta et construite par Bernabò Visconti au XIVe siècle. Dans le lien ci-dessous, photos du centre ville, autour de la place Garibaldi (Photo ci-contre).
Les principaux palais de la ville furent construits durant les siècles où Parme était la capitale du duché dont le monumental complexe du Palazzo della Pilotta construit pour les ducs Farnèse à partir de 1580. Aujourd’hui, il abrite la Galerie nationale de Parme, le Théâtre Farnèse, la Bibliothèque Palatine ainsi que plusieurs musées. Dans le lien ci-dessous, photos principalement à l’ouest du cente ville (forteresse, ancien palais ducal, etc.).

Fornovo

La ville de 6 000 habitants est située sur les premiers contreforts des Apennins. Fornovo est connue pour la bataille, appelée en France « Bataille de Fornoue », qui eut lieu en 1495 et opposant les troupes du roi français Charles VIII à la ligue italienne. Bien plus tard, en 1905, s’installa, à Fornovo, la Sociétà Petrolifera Italiana (SPI), époque où l’Italie couvrait 80 % (1930) de la demande nationale en hydrocarbure. A Fornovo, on peut voir l’église romane Santa Maria Assunta à l’emplacement d’un ancien temple dédié à Mercure, dieu des voyageurs. La dalle de l’autel représente la vie de Ste Marguerite tandis que sur la façade on peut voir la sculpture d’un pèlerin ainsi qu’une autre sur le thème des peines de l’enfer.
Fornovo à Berceto – 37 km
Première photo, les thermes de St Andrea près de Felegara. Après Fornovo (altitude 100 m), le chemin nous porte vers les villages de Sivizzano (250 m), Bardone (500 m), Terenzo (600 m), Cassio (750 m) pour franchir un col à 900 m avant de redescendre vers Berceto (750 m). A Bardone, on peut voir la belle église Santa Maria Assunta comprenant des sculptures de l’école de Benedetto Antelami du XIIème dont certaines rappellent celles de la cathédrale de Parme. A Berceto (Emilie Romagne), se tient le Duomo roman San Moderanno du XIIème abritant le tombeau de San Boccardo (1355), une cloche ornée de bas-reliefs (1497) et un carreau lombard du VIIIème. Le nom de la cathédrale a été donné en l’honneur de Modéran qui se rendait à Rome pour apporter les reliques de Saint Rémi. La légende veut que les reliques se seraient élevées dans les cieux à Berceto qui fera l’objet ultérieurement de la construction d’un monastère après décision du roi Lombard Liutprand.

Berceto à Pontremoli – 30 km

C’est une étape longue et difficile comportant de fortes montées et descentes sur des pierres instables ou sur les galets de routes romaines. Environ 7 km après Berceto, on atteint à 1043 m le col de la Cisa (une variante passe par le mont Vitoria situé à 1200 m) où l’on sort d’Emilie Romagne pour entrer en Toscane. Ce col était autrefois la limite entre le royaume lombard et l’empire byzantin puis au XVIème entre les duchés de Plaisance et de Toscane. Au sommet se trouve la petite église N.S. della Guardia (1921) que l’on atteint par un escalier d’une centaine de marches. La ville de Pontremoli est dominée par le château del Piagnaro qui abrite le musée des statues stèles de Lunigiana. Dans la ville, on peut visiter le Duomo Santa Maria del Popolo du XVIIème avec une façade en marbre et à l’intérieur un décor baroque, l’oratoire Nostra Donna, l’église S Giacommo d’Altopascio et l’église San Francesco. Dans le centre-ville la Torre del Campanone ce qui reste de la forteresse de Cacciaguerra.
Pontremoli à Aulla – 33 km
Encore une étape longue, difficile et en partie sous la pluie. Le long du parcours, on traverse les villages de Filattiera (altitude 200 m), Filetto, Villafranca (125m) et, après un sommet à 250 m, Terrarossa et Aulla (50 m) située dans la région appelée Lunigiana. Aulla, à la confluence des rivières Magra et Aulella, est dominée par la forteresse della Brunella du XVème qui abrite un musée d’histoire naturelle. En ville, on peut voir l’abbaye fondée en 884 et dédiée depuis 1050 à St Caprais (Capraisio – Moine ermite qui mourut sur l’île de Lérins en 433). A l’intérieur, sont visibles des restes et reconstitutions archéologiques dont des marbres romains et médiévaux, chapiteaux décorés. Aulla a subi de terribles destructions pendant la seconde guerre mondiale (habitations et installations industrielles).

Aulla à Sarzana – 20 km

Une étape assez courte mais difficile avec de nombreux dénivelés. Après Aulla (50 m), il faut monter à 400 m (Bibola) pour d’atteindre le village de Vecchietto ( 300 m), remonter à 500 m puis redescendre à Ponzano Superiore (275 m), remonter à nouveau à 325 m (Ruines du château La Brina) avant de redescendre sur Sarzana située au niveau de la mer (accès par une ancienne porte). Située aux confins de la Ligurie et de la Toscane, Sarzana n’était à l’origine qu’un modeste château sur la colline de Sarzanello avant de devenir une commune en 1163. Sarzana dut son développement au déclin de la ville voisine de Luni, ancienne colonie romaine dont le port s’ensablait. Plusieurs familles se succédèrent pour le contrôle de la ville : Les Castruccio, les Malaspina, les Visconti, les Campofregoso puis les Médicis. L’impressionnante citadelle, visible encore aujourd’hui, fut construite par Laurent le Magnifique. La ville fut cédée à Gênes en 1562. Les habitants s’enorgueillissent d’avoir participé à de grands mouvements historiques : le Risorgimento, la lutte pour l’unité de l’Italie puis le combat contre le fascisme. On peut voir à Sarzana, la cathédrale S.M. Assunta du XIVème avec un portail roman et un fronton gothique, l’église Saint Andrea des X et XIème, le monastère et l’église San Francesco, la Fortezza Firmafede (Photo ci-contre) construite par Laurent le Magnifique en 1487 et de nombreux palais sur la via Mazzini.
Sarzana à Massa ou Marina de Massa – 17 km
Au moins deux variantes pour rejoindre Massa : une première par les terres (Castelnuovo, Luni, Avenza puis Massa) avec de forts dénivelés et une seconde le long du bord de mer (Marinella, Carrara, Apuano puis Marina de Massa). A Luni , sont visibles les restes d’un temple romain et d’un amphithéâtre elliptique. A Massa, on peut admirer le palais ducal aussi appelé « palais rouge » à cause de sa couleur, conçu par Francisco Bergamini et terminé en 1705, la cathédrale dei Santi Pietro e Francesco construite au XVIIème. Dans cet édifice, le maître autel est monumental tandis que sols et murs sont recouverts de marbre. Le château de Malaspina du XIème se dresse sur un impressionnant rocher.
Le marbre de Carrare est connu dans le monde entier pour sa blancheur et ses veines peu marquées. Utilisé depuis l’âge de bronze, ce sont les Romains qui en développèrent l’exploitation. Le marbre était alors exporté par le port de Luni. Après la chute de l’empire romain, l’exploitation reprit pour l’édification d’édifices religieux. Michel-Ange venait lui-même à Carrare pour choisir ses blocs.

Marina de Massa à Pietrasanta – 20 km

Une étape moyenne avec une difficulté entre Capanne et Strettoia (200 m), les villes extrêmes étant situées sensiblement au niveau de la mer. Pietrasanta fut fondée en 1255 par le noble milanais Guiscardo Pietrasanta, podestat de la République de Lucques. La ville fut longtemps l’objet de luttes entres les villes rivales de Lucques et de Pise en raison de ses ressources minières (fer et argent). Au début du XIVème, Castruccio Castracani, seigneur de Lucques de 1316 à 1328 fit entourer le bourg de fortifications dont on peut voir les restes aujourd’hui et la forteresse de l’Arrighinia. Le marbre de Carrare orne les plus beaux édifices dont le Dôme. Après 1737 (la famille des Médicis s’éteint), la ville passe sous le contrôle de la maison de Lorraine. Grâce à son marbre, Pietrasanta est depuis longtemps un carrefour de sculpteurs dont « Il Guerriero » de Fernando Botero. Le Dôme San Martino du XIII et XIVème présente une façade de marbre blanc (Photo ci-contre). A voir encore, l’église San Agostino, la tour de l’horloge gothique et plusieurs palais du XVIème.
Pietrasanta à Lucques (Lucca) – 33 km
Pour atteindre Lucques, située sensiblement au niveau de la mer, on peut emprunter un chemin passant par Camaiore (40 m), Montemagno ( 220 m), Valpromaro (100 m), effectuer une montée à 200 m avant de redescendre à San Macario (30 m). Lucques est une ville de fondation étrusque qui devient colonie romaine en 180 avant J.C. Les traces de cette période se trouvent sur la piazza dell’Anfiteatro (Photo ci-contre), en forme d’ellipse où les habitations ont été bâties en gradin.

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La cathédrale San Martino (Photo ci-contre) consacrée en 1070 comprend une grande abside, un clocher du XIème et une façade du XIIIème. A l’intérieur se trouve la chapelle du Volto Santo avec un crucifix de grandeur nature qui aurait été sculpté par Nicomède.
https://photos.app.goo.gl/L3FniCZ8qsCCR2LJ8
L’église San Michele en Foro, située sur l’ancien forum, a été fondée au VIIIème et reconstruite en 1070 en style roman. Sa façade du XIIIème est ornée de marqueteries de marbre.
La ville connaît une grande prospérité à partir du XIème grâce au commerce de la soie. Par une charte, elle devient une république indépendante pendant 500 ans. Conquise par Napoléon en 1805, elle entre dans le duché de Bourbon – Parme en 1815 puis dans le Grand-Duché de Toscane en 1847, avant d’appartenir à l’Italie. Lucques est entourée de murailles, datant des XVI et XVIIème, longues de 4200 m qui sont traversées par plusieurs portes dont la porte Donato par laquelle entre le pèlerin. Il en sort par la porte Elisa (Photo ci-contre).


La basilique San Frediano (Photo ci-contre), construite au VIIIème, est dédiée au moine irlandais , évêque à Lucques de 560 à 588. Sur la façade, une très belle mosaïque byzantine figurant l’ascension du Christ.
La Torre delle Oro et la Torre Guinigi (surmontée d’arbres – Photo ci-contre) du XVIème sont les témoins de la centaine de tours qui ornaient la ville depuis le XIVème. Giacomo Puccini est né à Lucques en 1858 dans une famille de musiciens. On peut également apercevoir à Lucques de beaux palais, de grandes tours et de belles façades d’églises.

Lucques à Altopascio – 18 km

C’est une étape assez courte et facile : presque toujours sur le bitume et sans dénivelés. En sortie de Lucques on fait face à un édifice religieux imposant. On se dirige ensuite vers l’ancienne église d’Antracoli avant d’arriver à Capannori où l’on trouve une première belle église puis une seconde à Porcari. Altopascio se situait autrefois, dans une contrée de bois et de marécages, fréquentée par des brigands et dangereuse pour les pèlerins. Mathilde de Toscane fonda à la fin du XIème l’ordre de St Jacques chargé d’accueillir dans un hôpital les pèlerins en route vers Rome, Jérusalem mais aussi vers Compostelle. Peu avant Altopascio, on aperçoit l’abbaye bénédictine Saint Pierre à Pozzeveri fondée au IXème. A Altopascio, on remarque surtout l’église San Jacopo Maggiore (Photo ci-contre) construite au XIIème et remaniée au XVème ainsi que son clocher roman de la fin du XIIème. Dans la ville, il reste plusieurs portes d’entrée des anciennes murailles.
Altopascio à San Miniato – 24 km
C’est une étape de longueur moyenne sans difficulté notable si ce n’est la pluie qui nous a accompagnée pendant quatre heures. Notre première étape a lieu après 13 km à Ponte a Cappiano (Photo ci-contre) avec son pont du XVIème reconstruit par Côme de Medicis sur le canal Usciana puis une seconde étape après 5 km à Fucecchio dans une ville traversée par le fleuve Arno comprenant plusieurs monuments d’intérêt : l’ancienne abbaye San Salvatore, la collégiale San Giovanni et le palais del Podesta.


A San Miniato de nombreux monuments d’intérêt : le Dôme S M Assunta (flanqué de l’imposante Torre de Matilde), le palais épiscopal, l’ancien palais ducal présentant de nombreuses fresques (chacune accompagnée d’une maxime – Photo ci-contre), l’église San Francesco et la Torre de la Rocca dite aussi de Frédéric II qui a souvent séjourné à San Miniato.
Florence (Firenze)
Florence est la huitième ville d’Italie avec 360 000 habitants et la capitale de la Toscane. Les héritages artistiques, littéraires et scientifiques de génies du passé tels que Pétrarque, Boccace, Brunelleschi, Michel-Ange, Giotto, Cimabue, Botticelli, Léonard de Vinci, Donatello, Laurent de Médicis, Machiavel, Galilée et Dante Alighieri, sont d’une valeur inestimable. Florence est devenue un grand centre culturel et touristique et joue un rôle important dans la mode italienne.
La cathédrale Santa Maria del Fiore est le Duomo de Florence. C’est la quatrième plus grande église d’Europe derrière la basilique Saint-Pierre de Rome, la cathédrale Saint-Paul de Londres et la cathédrale de Milan. Elle est avec le Ponte Vecchio l’un des symboles de la ville. Le baptistère Saint-Jean (Battistero di San Giovanni) est considéré comme le plus ancien bâtiment de la ville. Situé face au dôme. Il est connu pour ses magnifiques portes de bronze et les mosaïques du plafond. Ci-dessous la cathédrale et le baptistère.


La galerie des Offices (Galleria degli Uffizi) est sans conteste le plus beau musée de peinture d’Italie, et l’un des principaux au monde, avec une collection incomparable d’art de la Renaissance. Le palais qui l’accueille a été édifié entre 1560 et 1581 sur ordre de Cosme Ier pour centraliser l’administration. On trouve dans ses collections les toiles de grands maîtres de la Renaissance comme La Naissance de Vénus et Le Printemps de Botticelli, L’Annonciation de Léonard de Vinci, ou encore la Vénus d’Urbin de Titien, des tableaux de Cimabue et de Piero della Francesca. La Piazzale des Offices, sa galerie des grands hommes toscans. La loggia des Lanzi (loge des Lansquenets – Photo ci-contre) qui comprend nombre de statues (originaux ou copies) dont le Persée de Cellini, l’Enlèvement des Sabines et Hercule luttant avec le Centaure Nessus de Giambologna, le Viol de Polyxène de Pio Fedi.
Le Palazzo Vecchio (Photo ci-contre), sur la Piazza della Signoria, est l’hôtel de ville de Florence. Construit à la fin du XIIIe siècle par Arnolfo di Cambio, il fut entre autres, le siège de la Chambre des députés du royaume d’Italie lorsque la ville était la capitale du pays (1865-1870). Le palais abrite un musée. Le palais Strozzi, résidence principale de la famille Strozzi jusqu’au XXe siècle, abrite, depuis la Seconde Guerre mondiale, un grand espace d’expositions.


Le Ponte Vecchio sur l’Arno est l’un des symboles de la ville de Florence. La première construction en bois remonte à l’époque romaine. Détruit en 1333 par le fleuve, il fut reconstruit en pierre en 1345. Sa particularité réside dans le fait qu’il possède des boutiques (principalement des bijouteries) sur tout son long. Le corridor de Vasari surplombe une des deux rangées de boutiques et permettait aux Médicis de rejoindre le palais Pitti depuis le Palazzo Vecchio et les Offices sans les dangers de la rue. Le palais Pitti est aujourd’hui le plus grand palais de la ville. Sa construction débuta en 1458, pour le compte du banquier Luca Pitti, et fut dessiné par Filippo Brunelleschi. Les Médicis acquirent le palais en 1560 pour y emménager. Le palais abrite notamment la galerie Palatine, la galerie d’Art moderne et les appartements royaux ?;
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La basilique Santa Maria Novella (Photo ci-contre) est la première grande basilique de Florence. Construite au XIIIe siècle par les dominicains, elle possède une remarquable façade en marbre du XVe siècle, et à l’intérieur, de superbes fresques. La Basilique Santo Spirito, dans le quartier d’Oltrarno, avec ses trente-six chapelles familiales et son crucifix réalisé par le jeune Michel-Ange. L’église Santa Felicita, dans le quartier de l’Oltrarno, une des plus anciennes églises de Florence
https://photos.app.goo.gl/4TkPxzwtwQxuNGvv9
La basilique Santa Croce est l’une des plus grandes réalisations du gothique en Italie, mais aussi de l’architecture de la Renaissance avec l’harmonieuse chapelle des Pazzi de Brunelleschi. Elle est la plus grande église franciscaine au monde et constitue une sorte de panthéon italien, au regard des illustres personnages qui y reposent : Michel-Ange, Machiavel, Galilée, Rossini…

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Le cimetière des Anglais est situé piazzale Donatello, le long du boulevard qui contourne le centre historique. En 1827, l’Église réformée suisse acquiert un terrain sous les fortifications de la ville et le grand-duc Léopold II de Toscane y fait installer un cimetière international œcuménique pour les ressortissants orthodoxes et protestants, qui précédemment, étaient enterrés au cimetière des Anglais de Livourne. Non loin, la plazza et la basilica Santissima Annunziata réputée pour la chapelle dei Puccio de San Sebastiano et le cloître des Morts.
Choix Musical : Arrêter la musique précédente avant de lancer la seconde pour éviter toute cacophonie
Crédits à Sos Fenger, Antonio Orozco, Alex Rosenbium, Alain Jean Marie, Avishai Cohen
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Florence et San Gimignano à Rome – Septembre 2016

Florence, San Gimignano, Montereggioni, Sienne, Buenconvento, San Quirico d’Orcia, San Salvatore, Acquapendente, Bolsena, Viterbo, Sutri, Rome
Pour voir les photos, cliquer sur les liens bleus ci-dessous. Pour un diaporama, cliquer sur la première photo puis faire défiler les suivantes.
Sigéric, archevêque de Canterbury a établi, en 990, un premier chemin de 79 étapes partant des îles britanniques pour se rendre à Rome. La via Francigena (Francigène en français) reprenant l’essentiel de ces étapes, commence à Canterbury, traverse le nord-est de la France et le sud-ouest de la Suisse pour rejoindre Rome voire Jérusalem. Le chemin s’effectue entre la France et l’Italie par le col du Grand St Bernard, traverse Pavie, Piacenza, rejoint la méditerranée à Sarzana et se poursuit vers Lucques, San Gimignano, Sienne, Viterbe et Rome. Il se poursuit vers Bari puis l’extrême sud de l’Italie (Brindisi) où les pèlerins embarquaient pour Jérusalem. Il existe d’autres chemins de pèlerinage passant par Rome dont un premier au nord, en provenance de l’Allemagne, passant par Florence et deux autres au sud du Grand St Bernard rejoignant les chemins de Compostelle : la voie de Turin et celle longeant la méditerranée et passant par Gênes.
C’est le chemin passant par San Gimignano qui a été retenu. Il est possible de rejoindre cette ville en bus à partir de Florence.
9_11&12_2016_Florence (Toscane)
Berceau de la Renaissance italienne, capitale de l’Italie entre 1865 et 1870, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville de Florence présente une richesse artistique exceptionnelle. Elle a été fondée pendant l’époque romaine en 59 av. J.C. près du fleuve Arno qui cause parfois de graves inondations à la ville. Restée une simple bourgade jusqu’au XIIème, elle connut alors un essor économique et artistique qui dura jusqu’au XVIème. En 1434, les Médicis deviennent les maîtres de la ville avant de s’exiler, à leur chute, en France. En 1569, Florence devient la capitale du grand-duché de Toscane. La ville a également été le chef-lieu d’un département français à la suite de l’annexion du royaume d’Etrurie à l’Empire français par les troupes napoléoniennes.
La cathédrale Santa Maria del Fiore (XIIIème), le Duomo de Florence, est la cinquième église d’Europe par sa taille (153 m de long par 42 m de large). Elle est accolée au campanile de Giotto et fait face à la porte du Paradis du baptistère St Jean et à la Loggia del Bigallo. Le dôme, le plus grand du monde en maçonnerie (45 m de diamètre intérieur sur une hauteur de 53 m) a été réalisé non sans mal par Fillipo Brunelleschi (1436). Les parois extérieures sont recouvertes de marbres polychromes de Campaglia et de marbres d’autres localités : Carrare (blanc), Prato (vert serpentine) et Sienne (rouge). Ci-dessous, quelques photos du Duomo, du campanile et du baptistère.
https://photos.app.goo.gl/w4Sv4hmjt7oAWHey6
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La basilique Santa Croce située sur la place du même nom est une église franciscaine où sont enterrés Michel-Ange, Machiavel et Galilée. Elle est recouverte de marbre blanc et de marbre vert du Prato.
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L’église Santa Maria Novella (première grande basilique de Florence) a été construite au XIIIème par les dominicains. Elle possède une remarquable façade en marbre du XVème avec des motifs géométriques. Sur le côté se trouve un petit cimetière où reposent un grand nombre de nobles florentins. A l’intérieur de nombreuses chapelles, de belles fresques et des voûtes colonnes bicolores (noir et blanc).
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La basilique della Santissima Assunziata – Depuis le portique donnant sur la place, l’accès de la nef de l’église s’effectue par le Chiostro dei Voti, un ensemble constitué de colonnades et de voutes où furent exposées au cours des siècles de nombreuses plaques et statues votives en bois ou en plâtre. Ci-dessous, photos de la basilique et des alentours.
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La Piazza della Signoria (Seigneurie) est aussi touristique que celle du Duomo. Elle donne accès au Palazzo Vecchio (siège de l’ancien pouvoir), à la loggia dei Lanzi (Ouverte sur la place et accessible jour et nuit, la loggia présente de nombreuses œuvres d’art, originales et copies) et à la galerie des Offices proche du Ponte Vecchio. Ce pont est l’un des symboles de la ville. Traversant l’Arno dans son lit le plus étroit, sa première construction date de l’époque romaine. Détruit en 1333, il a été reconstruit en pierre en 1345. Des boutiques (principalement des bijouteries) reposant de part et d’autre de ce pont contribuent à sa célébrité. Le corridor de Vasari surplombant l’une des rangées de boutiques permettait aux Médicis de rejoindre le palais Piti depuis le Palazzo Vecchio.
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L’esplanade Michel Ange est une place en belvédère offrant un très large panorama sur l’ensemble de la ville. Dédiée à Michel Ange, elle présente des copies de ses plus belles œuvres. A côté, une très belle loggia maintenant un café restaurant. A quelques pas, la basilique San Miniato al Monte. Cette basilique présente une façade en marbre blanc de Carrare et en serpentine verte du Prato comportant également, dans la partie supérieure, une mosaïque sur fond d’or du XIIème. A l’intérieur, l’originalité réside dans les colonnes provenant d’édifices romains, un pavement du XIIème très décoré, une charpente en bois polychrome, des fresques du XVème dans les bas-côtés, des voûtes décorées de terres cuites émaillées et une crypte à 7 nefs. Un grand cimetière et un monastère sont attenants à cette basilique.
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Musées – Ci-dessous, quelques photos des musées des sciences naturelles (animaux et anatomie des êtres humains), de la porcelaine, du Duomo (cathédrale), Galileo et le jardin du Boboli attenant au palais Piti.
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9_13_16_San Gimignano (Toscane)
La configuration de la ville surprend de loin avec ses hautes tours médiévales qui font sa célébrité. La ville s’est développée en raison d’un important passage de pèlerins sur la Via Francigena. Les bâtiments datent principalement des XIII et XIVème. San Gimigniano compta jusqu’à 72 tours. Il en reste encore 14 aujourd’hui. La hauteur des tours illustrent la puissance des familles de la ville et de la rivalité entre certaines d’entre elles dont les Aringhelli et les Salvucci. La prospérité de la ville a été stoppée par la peste noire et la famine de 1348. La ville a prêté, par la suite, allégeance à sa voisine Florence en 1353.
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9_14_16_San Gimignano à Monteriggioni (Toscane) – Distance : 30 km
Le chemin traverse de nombreux villages : Monte Oliveto, S Lucia, Campiglia dei Foci, Coneo (une ancienne abbatiale de style roman siennois), Quartaia, Gracciano, Abbadia a Isola (abbaye cistercienne San Salvatore fondée en 1001 – pèlerins jusqu’au XIVème), l’altitude s’échelonnant entre 200 et 300 m. Monteriggioni est un village fortifié aux murailles du XIIIème, longues de 560 m et comportant 14 tours. Elles ont subi très peu de modifications depuis leur réalisation. La forteresse a été érigée par les Siennois à partir de 1213 (fin 1219) pour constituer un avant-poste face à Florence et pour contrôler la via Cassia (qui rejoignait Rome à Luna passant également par Lucques et Florence). Les tours ont été rajoutées 50 ans plus tard suite à la victoire des gibelins siennois sur les guelfes de Florence. Au centre du village, l’église Santa Maria Assunta construite au début du XIIIème.
Les guelfes et les gibelins sont deux factions médiévales qui s’opposèrent militairement, politiquement et culturellement dans l’Italie des XII et XIIIème. Les premiers défendaient les prétentions de la papauté et les seconds le Saint Empire (romain – germanique).
https://photos.app.goo.gl/Syf83o6XdYbMGoRW9
9_15_16_ Monteriggioni à Sienne (Toscane) – Distance : 18 km
En quittant Monteriggioni, le chemin traverse les villages de Bracciano, Chiocciola et Stellino, l’altitude s’échelonnant entre 250 et 350 m. Ci-dessous, photos prises en chemin ainsi que de la cathédrale Santa Maria Assunta de Sienne. La construction de la cathédrale, romano gothique, a débuté au XIIème. La façade (fin XIIIème) est de marbre noir, rouge et blanc. A l’intérieur, un pavement en marqueterie de marbre représentant des personnages mythologiques.
https://photos.app.goo.gl/GRsUmMUMd1yFi1J58
9_16_16_ Sienne (Siena)
Sienne est juchée sur trois collines d’où émergent de hautes tours gothiques. Le cœur de la ville est la piazza del Campo où se déroulent deux fois par an la course du Palio (Course de chevaux opposant les divers quartiers de la ville – 10 cavaliers). Le jour de notre passage se déroulait une fête commémorative célébrant le quartier vainqueur (des oriflammes dans chaque quartier ou « Contrade »). La ville connut son apogée aux XII et XIIIème (commerce entre Rome et la France entraînant la création de grandes banques). Par la suite de nombreux affrontements avec Florence (Guelfes et Gibelins). La cathédrale et le Palazzo Pubblico (bâtiment de briques avec la Torre del Mangia – 102 m) datent de la fin du XIII – début du XIVème. La prospérité de Sienne s’est interrompue en 1348 lors de l’apparition de la peste noire qui causa la mort des deux tiers des habitants de la ville (alors 100 000 hab.).
https://photos.app.goo.gl/ijJqKMkcu3ueoFEj7
9_17_16_ Sienne à Ponte d’Arbia – Buonconvento (Toscane) – Distance : 30 km
Sortie de Sienne par la porte Romana. A Isola d’Arbia, une petite église romane avec une façade ornée d’une frise bicolore (marbre blanc et serpentine). A Grancia di Cuna, une ferme médiévale fortifiée (photo 4). A Buonconvento, le bourg est entouré de murailles percées de portes. La via Francigena sert de rue principale passant devant l’église St Pierre et Paul et au pied de quelques palais. Le chemin descend progressivement de 300 et 120 m (Ponte d’Arbia).
https://photos.app.goo.gl/kg5eEiFbVAKPW4YZA
9_18_16_ Buonconvento à San Quirico d’Orcia (Toscane) – Distance : 20 km
San Quirico d’Orcia coiffe le sommet d’une colline autrefois occupée par les étrusques. La ville est close par des murailles du XIIème. Le portail de la façade (1080) de la collégiale Dei Santi Quirico présente, entre autres, deux crocodiles (symbole de l’éternité). Le parc naturel du Val d’Orvia est classé au patrimoine de l’UNESCO. Le chemin monte, par étapes successives de 120 à 450m.
https://photos.app.goo.gl/W2UgyjmRf1sCQg6x7
9_19_16_ San Quirico d’Orcia à San Salvatore (Toscane) – Distance : 31 km
Le livre des éditions RANDO fait rejoindre Acquapendente par Radicofani tandis que le livre des éditions LEPERE fait passer par Abbadia San Salvatore. 5 km après San Quirico, le village de Bagno Vignoni aux sources d’eau chaude connues depuis l’antiquité et utilisées par les Etrusques puis par les Romains. Sur la piazza delle Signori, un grand bassin (eau chaude) rectangulaire du XVIème. A Le Briccole, un ancien hôpital (maintenant une grange) pour les pèlerins dédié à San Pellegrino. A Campiglia d’Orcia, un bourg fortifié. A Abbadia San Salvatore, on peut visiter l’ancienne église abbatiale San Salvatore dernier élément d’une église fondée en 762. Elle connut son apogée du X au XIIéme (alors occupée par des bénédictins). Restaurée en 1930 par les Cisterciens. Le chemin monte surtout vers la fin de 220 et 900m.
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9_20_16_ San Salvatore à Acquapendente (Lazio) – Distance : 35 km
A Acquapendente, la tour Julia de Jacopo (dernière photo), un des derniers vestiges de la muraille médiévale, l’église San Francisco et la basilique du St Sépulcre consacrée en 1149 (restauration en 1746). La crypte du X-XIème est une reproduction du St Sépulcre de Jérusalem. Elle comprend 24 piliers ornés de très beaux chapiteaux (décors zoomorphes et fresques gothiques). L’église supérieure a été reconstruite après sa destruction au cours de la seconde guerre mondiale. Le chemin descend rapidement entre 900 et 300 m puis ondule entre 250 et 400m.
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9_21_16_ Acquapendente à Bolsena (Lazio) – Distance : 22 km
San Lorenzo Nuovo se situe à mi-chemin entre Acquapendente et Bolsena. Ce bourg reconstruit à la demande du pape Clément IV en 1774 (insalubrité de l’ancien village) est remarquable par son urbanisme et son architecture : centré sur une place octogonale. Noter également l’église San Lorenzo. Bolsena situé au bord du lac du même nom (plus grand lac d’origine volcanique d’Europe) comprend de nombreux vestiges étrusques et romains dont une grande muraille en blocs de tuf. Présentent également un intérêt, le château Rocca Monaldeschi della Cervara (XIIème), la basilique dei Santi Giorgio e Christiana (catacombes paléo chrétiennes), la chapelle du Miracle de style baroque (1639), la fontaine Medicis et le palais Cozza Crispo (XVIème). La grande figure de Bolsena est Sainte Christine, une enfant de 10 ans, martyrisée lors des persécutions de Dioclétien vers l’an 300.
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9_22_16_ Bolsena à Montefiascone et Viterbe (Lazio) – Distance : 36 km
Les éditions RANDO proposent de faire ce trajet en une seule étape contre deux étapes avec les éditions LEPERE (18+18 km). Le chemin suit sensiblement les berges du lac Bolsena jusqu’à Montefiascone. A Montefiascone, on peut voir la basilique Santa Margherita, une ancienne cathédrale construite aux XV-XVIème, l’église San Flaviano fondée en 1032 (remaniée fin XIVème) et composée de deux églises superposées et Rocca dei Papi, le château qui fut la résidence d’été des papes (XIII et XIVème). Le chemin monte de 300 à 700 m jusqu’à Montefiascone puis descend de 400 m pour rejoindre Viterbe.
Le village de Montefiascone est connu pour son vin blanc sec d’appellation « Est ! Est ! Est ! ». Selon la légende, le valet d’un évêque qui testait les vins pour son maître notait « Est » (il y en a !) sur les auberges qui en étaient dignes. Arrivé dans ce bourg, il aurait trouvé ce vin si bon qu’il le nota trois fois.
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La province actuelle de Viterbe (Viterbo) regroupe les plus grandes cités de l’ancienne Etrurie comme Vetralla, Tuscania, Tarquinia et Viterbe. L’histoire de Viterbe est très mouvementée : Intégrée à Rome en 310 avant JC, base lombarde fortifiée en 773, résidence des papes en 1145 (conflit entre les romains et le Saint Siège), centre de la chrétienté de 1257 à 1261 (Pape Alexandre III), conflit permanent entre les Guelfes et les Gibelins (XIIIème). Ville de St Thomas d’Aquin. Les cardinaux ne parvenant pas à s’entendre pour le choix du successeur à Clément IV, les habitants les enfermèrent à clé : « Cum clave » d’où le nom de « conclave » pour l’élection d’un pape.
De par son histoire, Viterbe est très riche en vestiges historiques. La piazza del Plebiscito où se trouvent les services administratifs répartis dans plusieurs palais : Palazzo dei Priori (XVème), Palazzo dei Podestà (beau balcon), Palazzo del Capitano del Popolo (XIIIème), la tour de l’horloge reconstruite au XIVème. Le palais des papes du XIIIème avec un très grand balcon. Sur la même place, la cathédrale San Lorenzo. L’église romane Santa Maria Nuova (chaire externe de St Thomas d’Aquin).
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9_23_16_ Viterbe à Sutri (Lazio) par le lac de Vico – Distance : 36 km
Les éditions RANDO proposent de faire ce trajet en une seule étape en passant près du lac de Vico (comme Bolsena, un lac d’origine volcanique) contre deux étapes avec les éditions LEPERE, passant par Vetralla et Capranica (Via Cassia – 18+24 km). La première solution est un chemin de petite montagne qui était préféré par les pèlerins au X et XIème qui se protégeaient des attaques, dans la plaine, des Normands et des Sarrasins.
Peu après Viterbe, San Martino al Cimino, un village entouré de murailles. Sur la place centrale l’abbatiale San Martino, bâtie au XIIème par des moines cisterciens. Ronciglione, bourg médiéval au bord d’un ravin, s’est développé dès le VIème grâce à la Via Francigena. L’ensemble est dominé par les ruines d’un château. On peut voir également, l’église Santa Maria della providenza, un édifice roman des XII et XIIème tandis que le Duomo présente une façade baroque.
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Sutri, anciennement ville étrusque, a été conquise au IVème avant J.C. par les romains. La ville a connu par la suite des périodes très tourmentées dont de nombreuses luttes entre les Lombards et les byzantins puis, à la fin du moyen âge, comme dans beaucoup de villes voisines, ce sont les luttes entre les Guelfes et les Gibelins qui aboutissent à l’incendie de la ville en 1433. Sutri perd par la suite de son importance au détriment des autres villes de la région. Dans le centre ancien, subsistent des murailles bien conservées comportant des fragments étrusques et romains. Le Dôme, Santa Maria Assunta et son campanile sont d’origine romane, remaniés au XVIII et XIXème tandis que la crypte est de la période lombarde comportant 7 nefs séparées de colonnes avec des chapiteaux ornés. Au sud de la ville, se trouve la cité antique regroupant un amphithéâtre creusé dans le tuf (il y a 2000 ans) ainsi qu’une nécropole d’environ 60 tombes creusées également dans le tuf (IIIème avant JC). Une tombe étrusque a été transformée en une chapelle souterraine : santa Maria del Parto. La légende rapporte qu’au IXème siècle, Berthe la sœur de Charlemagne, se rendant à Rome aurait donné naissance à « Rolland Le Preux » dans une grotte de Sutri.
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9_24_16_ Rome (Lazio)
Ancien centre de l’empire romain, la ville aux sept collines rayonne aujourd’hui grâce à un patrimoine incomparable. La Rome antique : selon la tradition, en 753 avant JC, Romulus fonde ce qui deviendra la capitale d’un vaste empire. De Sutri, on rejoint Rome par la Voie Triomphale (Via Triomphalis), voie romaine empruntée autrefois par les empereurs revenant victorieux. Le Mont Palatin, l’une des sept collines est selon la mythologie le lieu de la fondation de Rome (palais des empereurs Tibère et Auguste). Le Forum romain était le centre vital de l’Antiquité. On peut y voir, l’arc de Septime Sévère, les vestiges du Sénat (la Curie), le temple de Vesta et l’arc de Titus. Le Panthéon, un ancien temple romain construit sous Hadrien (118 à 125) et reconverti en église en 609 ce qui a contribué à sa préservation. La Via Appia bordées de monuments funéraires antiques. Ci-dessous, photos du Colisée, de l’arc de triomphe, du cirque Maximus, Ste Marie du Cosmedin (Tour ajourée), du Forum, du Panthéon et de la fontaine de Trévi (fontaine symbole du film la Dolce Vita).
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La basilique Saint Pierre est construite à l’emplacement du tombeau de St Pierre à côté de l’ancien cirque de Néron dans lequel Pierre a été supplicié. L’obélisque ornant le centre de la place provient de ce cirque. L’empereur Constantin fit construire à partir de 319 une première basilique à cinq nefs. Le pape Jules II commanda au XVème à l’architecte Bramante les plans d’une nouvelle basilique dont la construction dura plus d’un siècle. Les plus grands artistes de la Renaissance y participèrent (entre autres, Raphaël, Michel-Ange). Premières photos : Palais de justice et château St Ange.
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La basilique St Jean de Latran, au sud-est de Rome près des remparts du mur d’Aurélien, est la cathédrale de Rome dont le pape est l’évêque. Suite aux invasions et incendies divers, l’édifice baroque actuel remonte au XVIIème. Il a été le siège de la papauté jusqu’au début du XIVème et plusieurs conciles s’y sont tenus.
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La basilique Saint Laurent hors les murs (à l’extérieur des remparts – à l’est de St Jean de Latran) est une des quatre basiliques majeures (la plus grande du monde avant la construction de St Pierre). Totalement détruite en 1823 par un incendie, elle a été par la suite reconstruite dans le style néoclassique. A l’intérieur une longue frise de mosaïques fait le tour de la basilique.
La basilique Sainte Marie Majeure est également l’une des quatre basiliques majeures. Les mosaïques sont exceptionnelles, les plus anciennes datant du Vème (ancien testament, la Genèse, l’exode et l’enfance du Christ.
https://photos.app.goo.gl/DArvaVdzGcLzWtqT9
L’église St Pierre aux Liens présente la célèbre statue de Moïse réalisée par Michel Ange. L’église du Gesù est la principale église jésuite de Rome. Construite au XVIème, elle se caractérise par une large nef et une décoration particulièrement riche. L’église St Louis des Français (photos ci-dessous), entre la place Navone et le Panthéon, est l’église nationale de la France à Rome dont la construction a été financée par les rois de France au cours du XVIème. L’extérieur est de style renaissance et l’intérieur baroque. Elle présente trois toiles du Caravage.
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La place Navone, très animée, est située à l’emplacement d’un ancien stade romain dont elle a gardé la forme. La place est ornée par la monumentale Fontaine des quatre fleuves représentant chacun un continent. Donnant sur la place, l’église Ste Agnès en Agone.
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La place d’Espagne attire de nombreux romains et touristes qui se reposent ou escaladent l’escalier montant à l’église Ste Trinité du Mont offrant un très large panorama.
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La place de la république avec au centre la fontaine des Naïades et sur le côté la basilique Ste Marie des Anges ainsi qu’un musée archéologique se situe près de la gare principale.
https://photos.app.goo.gl/JTEB5krdwYc7GBPDA
Près de la place Venezia, le monument dédié à Victor Emmanuel II ainsi que sa statue équestre et plusieurs fontaines.
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A l’est du Tibre, les églises Ste Marie et Ste Cécile du Trastevere (1ère série de photos), les places Garibaldi et Aurelio et lieux divers
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